De l’imaginaire au réel

La première image de l’enfant, bien qu’elle ne soit guère parlante pour la future maman sans les explications de l’échographiste, est toujours ressentie intensément. Mais elle n’est pas vécue par toutes avec le même bonheur.

Pour certaines, cette photo est la preuve qu’elles sont enceintes et qu’elles sont des fors reconnues comme telles par leur entourage notamment par le père de l’enfant et par la médecine. Elles passent en quelques minutes du rêve à la réalité. Ce qui les étonne toujours, c’est la mobilité de ce fœtus qu’elles ne sentent pas encore bouger en elles. Tous les parents sont émerveillés, notamment par les battements du cœur. Cela signifie que ce bébé à venir est bien vivant. La mère va pouvoir se le représenter avec d’autant plus de liberté que son âge et la qualité de l’image ne permettent pas de lui attribuer des traits précis. Ce qu’elle voit sur l’écran devient alors un support de l’imagination ; elle y superpose d’autres représentations, beaucoup moins froides et plus poétiques. Pour la plupart des parents, cette image est une révélation. Ils ne savaient pas qu’à ce stade de la grossesse un bébé pouvait déjà être aussi formé, aussi proche de l’humain.

Pour certaines mères, l’échographie n’a pas ce rôle de révélateur. Pour les unes, l’angoisse de la maternité est tellement forte que cette image ne peut en rien les rassurer ; pour les autres, l’intensité de la communication fantasmatique avec leur futur bébé est bien plus réelle dans leur tête et dans leur corps que sur l’écran. Enfin, certaines femmes vivent celte première échographie négativement. Elles n’ont pas encore eu le temps de se penser attendant un enfant. La révélation par l’image les perturbe et l’échographie court-cir-cuite le travail intérieur qui les conduit vers l’enfant réel, et qu’elles n’ont pas encore accompli. En fait, il semble que l’échographie ne puisse pas être vécue comme un moment heureux par toutes les femmes, ni pour toutes les grossesses. Les futures mamans les plus inquiètes appréhendent cette première échographie. Cela se traduit en général par deux comportements possibles : celles qui posent quantité de questions et celles qui s’accrochent a la moindre parole de l’échographiste pour se rassurer.

On s’aperçoit encore que les parents n’expriment pratiquement jamais le terme malformation ; ils utilisent l’adjectif anormal, réduisant ainsi leurs craintes à une idée de conformité esthétique. Le rôle de I’échographiste est de rassurer sur la normalité de l’embryon, mais aussi de préparer les parents en cas de problème. D’ailleurs, une règle semble s’établir entre échographistes : ne sont annoncées que les malformations qui auront des conséquences sur le déroulement ou le devenir de la grossesse, et celles qui demandent des précautions immédiates au moment de la naissance.

Apprendre à s’occuper d’un bébé n’est pas facile, il faut apprendre le langage des signes de votre bébé.

Articles associés:

Des valeurs différentes pour chacune

Tous les humains ne sont pas égaux devant la douleur : certains la ressentent plus fortement que d’autres. Cette différence provient de l’équipement nerveux de chaque individu.

Les personnes particulièrement sensibles à la douleur ont, soit des terminaisons nerveuses chargées de la réception de l’information « douleur » très sensibles, soit un centre nerveux captif hyper-réceptif.

La peur, l’un des facteurs de la douleur, est liée tout particulièrement à la méconnaissance du phénomène physique de l’accouchement. C’est pourquoi la première façon de lutter contre cette souffrance de l’accouchement est d’en connaître le mécanisme.

Anne-Marie Bonnel, chargée de recherche au CNRS, a étudié la douleur et son expression lors du travail de l’accouchement. Après avoir observé des centaines de femmes, elle a relevé une constante dans la manière d’exprimer la douleur (mise à part celle du langage) et un ordre d’apparition de ces manifestations, identique quels que soient les origines ou l’âge de la mère. Elle a ainsi établi une échelle de valeur.

Au stade I, la future maman, sous l’effet de la douleur des premières contractions, modifie sa respiration. Au stade II, les mains de la mère se referment sur elles-mêmes à chaque contraction. Au stade III, la contraction des mains est permanente.

Au stade IV, on observe une agitation, avec des mouvements brusques et incontrôlés. Toutes les accouchées ne manifestent pas les signes des deux derniers stades et la durée de chaque stade est variable d’une femme à l’autre.

Cependant, lorsque l’on étudie ce que disent les mères en fonction de cette échelle d’intensité on s’aperçoit qu’elles surestiment toujours la douleur, mais que les femmes ayant suivi les cours de préparation à l’accouchement ont des appréciations plus proches de la réalité.

Pack pampers active fit sont vraiment les meilleurs ! Offre non seulement un maintien parfait, mais est de plus la Pampers la plus sèche.

A voir également :