Le père : une expérience partagée

L’accouchement a toujours été pour l’époux une grande épreuve. Pour l’aider à la traverser, certaines peuplades primitives ont recours à la «couvade».

Au moment où son épouse est sur le point d’accoucher, l’homme s’alite, subit en gémissant les souffrances d’une délivrance imaginaire, tandis que son entourage et même sa compagne lui prodiguent de grands soins. La mère ne ton sent à s’occuper d’elle-même qu’au moment précis où l’enfant est sur le point de naître, puis elle retourne au chevet de son malheureux époux épuisé par l’effort.

Aujourd’hui le père idéal vit l’épreuve de l’accouchement avec plus de courage que ses ancêtres. La méthode de l’accouchement sans douleur l’a préparé à affronter l’événement. Il va y participer avec enthousiasme pour ne rien ignorer de la naissance de son enfant. Mais tous les pères ne sont pas « parfaits ». Certains par goût préfèrent ne pas être là ; d’autres, parodiant inconsciemment les gestes de la couvade, se mettent au lit avec un somnifère. D’autres, enfin, continuent imperturbablement à fumer cigarette sur cigarette dans la salle d’attente de la maternité. Un père américain raconte son expérience : « De tous les clichés qui assaillent le futur père, le plus fondé est celui qui affirme que tous les pères préfèrent avoir un garçon. Le contre cliché est celui où le futur père répond que cela n’a pas d’importance. Moi, heureusement, je ne fus assailli par aucun de ces clichés, parce que je savais depuis le début que j’allais avoir un fils. Aussi, quand le docteur entra dans la salle d’attente et me dit :  « Eh bien, vous êtes le père…» je pensais déjà d’«un fils», et je me gonflais de fierté. Et quand il continua : «d’une belle petite fille», la main que je lui tendais retomba. Je n’étais pas déçu, j’étais stupéfait. »

Quand bébé dort, les parents doivent aussi essayer de se reposer, que ce soit le matin, l’après-midi ou le soir.

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Le sentiment paternel pendant la grossesse

Les nouveaux pères, avant la venue du premier enfant, assistent aux séances de préparation à l’accouchement. Comme ils ne parlent pas facilement, certaines maternités leur consacrent même des séances spécifiques afin qu’ils participent pleinement.

Dès avant la naissance certains modes de préparation permettent au père d’entrer en contact avec son enfant. Ce dialogue a toujours existé sous diverses loi mes pour ceux qui le voulaient. Non seulement le père perçoit les mouvements de son bébé à travers le ventre de sa femme, mais il prend conscience que ces mouvements peuvent être une réponse à une sollicitation de sa part.

De plus, le père voit son bébé par l’échographie, il l’entend par les bruits de son cœur, en un mot il peut, comme la mère, lui donner corps dans son esprit et le projeter dans le futur. Tout cela contribue à renforcer un sentiment de paternité avant la naissance.

Plus l’enfant sera entouré d’attention et plus son éveil et ses potentialités de développement seront favorisés. Dans le nécessaire attachement au bébé, le père a un rôle non négligeable.

Je crois que le déroulement même de la grossesse est harmonieusement influencé par la naissance précoce du sentiment paternel. Dire qu’un enfant « s’attend à deux » n’est pas une clause de style. Le « nouveau père » comprend que la création d’un nouvel être est un phénomène extraordinaire. Il participe volontiers à l’épreuve physique de sa femme, en prenant sa part des tâches quotidiennes fatigantes, en la soutenant dans son désir d’alimentation équilibrée, de repos, de refus de l’alcool, etc.

Les contraintes d’un mode de vie dues à la grossesse, destinées à éviter des risques au bébé, sont mieux vécues lorsqu’elles sont le fruit d’un projet commun, dette responsabilité partagée permet une plus grande sécurité pour l’enfant à naître. Et progressivement l’homme s’approche de son rôle de père.

A notre époque, les rôles masculins et féminins, autrefois si tranchés, s’interpénètrent de plus eu plus. Cependant les limites sont claires : la femme a le pouvoir d’engendrer, et l’homme ne peut que s’incliner devant cette toute-puissance.

La grossesse masculine n’est pas pour demain, ni pour après-demain, même si elle est théoriquement possible. Il ne s’agit donc pas «le brouiller la répartition des rôles, mais de reconnaître la place que doit tenir un homme vis-à-vis de l’enfant qu’il a désiré, qu’il assume et à qui il doit plus que la sécurité matérielle.

Il est vraisemblablement profitable à l’enfant d’avoir un père et une mère, même si l’éducation monoparentale est possible et relativement fréquente de nos jours.

L’enfant en général ils ont besoin de dormir, mais ils n’ont pas envié de le faire. C’est donc à vous de lui imposer le coucher, avec la tendresse et la fermeté.

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L’homme et son bébé

Il y a encore une quinzaine d’années, le père s’intéressait peu à la grossesse et à l’accouchement. Le souhaitait-il, il se heurtait à un refus de la part du corps médical, car il était interdit en salle d’accouchement. Jeune médecin, je trouvais cette séparation injustifiée et cruelle. Les raisons invoquées étaient diverses : asepsie, risque de malaise. En fait, elles n’étaient que des prétextes : les accoucheurs toléraient mal la présence d’un « étranger » spectateur de la relation médecin-malade ! Mais il leur a fallu reconnaître que l’accouchée n’est pas une malade.

Le comportement masculin lui-même a bien changé à l’égard des nouveau-nés ! De quantité presque négligeable avant l’âge du dialogue et des jeux, le bébé est devenu un centre d’intérêt pour son père dès sa venue au monde. L’homme, sans rien perdre de sa masculinité, s’est autorisé a vivre des émotions et un plaisir sensuel jusque-là interdits. Il n’est plus rare de voir les pères nourrir, baigner, porter et surtout caresser leur bébé avec toute la tendresse nécessaire (seuls les changes leur sont encore difficiles à admettre), les publicités n’hésitent plus à montrer le contact physique d’un homme et de son bébé.

La naissance d’un bébé est un événement fantastique. Partager l’expérience de l’accouchement et tenir votre bébé dans vos bras laisse un souvenir unique.

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Les grossesses multiples

Les grossesses triples peuvent provenir d’un, de deux ou de trois ovules et peuvent donner vie à de vrais ou de faux triplés. Plus il y a de fœtus, plus le risque d’accouchement prématuré est grand. Les précautions classiques doivent donc être respectées avec une grande rigueur, en particulier le repos s’impose, avec souvent une hospitalisation à mi-grossesse.

En cas de grossesse quadruple ou quintuple (dont la fréquence augmente du fait de traitements inducteurs de l’ovulation mal contrôlés), il peut être nécessaire de pratiquer un avortement médical partiel en fonction du contexte de cette grossesse, de votre âge, de votre taille et île votre situation de couple.

Cet avortement partiel  lorsque aucun des embryons ne présente d’anomalies et qu’il s’agit uniquement d’un problème de nombre pose toujours un véritable cas de conscience; le médecin peut vous aider en appréciant le plus objectivement possible vos chances de mener cette grossesse multiple jusqu’à un terme compatible avec la vie de tous les bébés.

Sachez que cette technique existe, qu’elle se pratique dans les délais légaux de l’IVG (avant 12 semaines d’aménorrhée), qu’elle n’est pas sans risque d’avortement pour les fœtus restants mais qu’elle mérite d’être tentée plutôt que de décider d’interrompre cette grossesse dans son ensemble.

Chacun sait que des naissances de quadruplés et de quintuplés peuvent se passer de façon satisfaisante, la presse s’en fait souvent l’écho, mais il faut avoua que, d’un point de vue médical, quand débute une grossesse multiple, l’accoucheur est plus préoccupé ( Si vous avez décidé de tenter l’aventure, soyez assurée que l’ensemble de l’équipe (accoucheur et pédiatre néonatologie) fera tout son possible pour vous soutenir et vous permettre de la mener à son terme.

Les bébés sont une grosse responsabilité, votre vie sera réellement changée.

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